La complainte de l’heure de pointe

Dans Paris à vélo on dépasse les autos
À vélo dans Paris on dépasse les taxis
En 1972, le chanteur franco-américain Joe Dassin nous gratifie d’un de ses plus brillant opus. Celui-ci s’intitule avec malice : « La complainte de l’heure de pointe ». Sur un beat pré-disco-funkadelic, M. Dassin se nourrit d’influences avant-gardistes américaines pour envoyer à la face du monde ce brulôt anarcho-écologiste. Son sens de la dialectique fait mouche lorsqu’il déclame avec emphase : « Place des fêtes on roule au pas / Place Clichy on ne roule pas ».
La rime est riche, très riche. Fortunée, même. Ce pamphlet subversif reste, encore aujourd’hui, stupéfiant et visionnaire.
