L’équipe Agritubel

A la découverte de l’inconnu...
lundi 19 juin 2006
par sambonvoisin
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Cette semaine, il y a fort à parier que l’essentielle de l’actualité cyclistique se concentre sur le procès de Laurent Roux. La question à laquelle devra répondre le tribunal de Bordeaux étant : « Laurent Jalabert organise t’il vraiment des teufs à la mode west coast, ou le speed, la coke, et les amphèts permettent au gansta’ cyclistes de se vautrer dans la fange hardcore de ces orgiaques soirées ? ». Et si oui, pourrait-il, au vu de ce pedigree, facilement se reconvertir en tenancier interlope d’une échoppe speakeasiste ?

Foin d’infamie, cyclimse.com vous propose aujourd’hui de s’intéresser à une actualité autrement plus sportive, celle du Tour de France. Le Tour accueille comme chaque année un certain nombre d’équipes. En l’occurrence cette année, le chiffre monte à une vingtaine, bien que l’incertitude règne pour celle du père Manolo. Loin des grandes équipes de leaders aux prétentions (et aux budgets) affichées, se nichent quelques teams moins cotées, moins dispendieuses, plus discrètes.
C’est le cas, par exemple, de l’équipe Agritubel.
Et pour cause.
Il y a en effet des dossards plus faciles à porter que d’autres. La ONCE, par exemple, était l’illustration parfaite de l’alliance réussie de l’aide aux handicapés et du capitalisme triomphant. Les coureurs portaient fièrement ce maillot, comme un étendard charitable et lucratif, la tête haute et les mains sur les cocottes, heureux de représenter cette juste et noble cause. Alex Zülle lui-même n’avait-il pas déclaré un jour : « Je roule pour la loterie des bigleux ? » (la traduction est approximative, j’en conviens). Plus près de nous, les coureurs de Bouygues Telecom et de la T-mobile s’enorgueillissent quotidiennement d’arborer des dossards à l’effigie glorieuse de ces groupes de téléphonie mobile. Que dire des Crédit Agricole, Cofidis, Rabobank, qui sont autant de fleurons modernes du crédit à la consommation ? Bref, il y a de quoi se la péter.
Pourtant, des équipes subsistent, avec des sponsors d’une notoriété moindre, parfois même confidentielle. Il est plus que temps de mettre fin à cette injustice. C’est pourquoi, en toute modestie, avec les moyens qui sont les nôtres, nous revenons, vous l’aurez compris, à notre sujet, l’équipe Agritubel. JPEG - 14.1 ko
Agritubel, qu’est-ce que c’est ? Et bien figurez-vous qu’Agritubel, ce n’est rien d’autre que « le tube intelligent ». Et oui, plus que cela, même (si toutefois c’est possible, la barre étant d’entrée placée assez haut), Agritubel c’est « l’innovation tubulaire » incarnée. Le site internet ayant l’audace de l’affirmer : en 16 ans, notre joyeux sponsor est devenu LE leader européen de l’équipement tubulaire. Rien que ça. Mais je vois poindre à vos esprits malins la question ultime. Des tubes, certes, mais pour quoi faire ? Excellente question, à laquelle il faut répondre dans le désordre : des tubes pour produire des râteliers pour bestiaux, des équipements hauts de gamme pour les étables, bref, pour la grandeur de l’agriculture d’élevage. La marque bucolique et néanmoins performante n’a pas peur de l’affirmer : « Quand Agritubel innove, c’est l’élevage qui progresse ». De manière générale, la firme n’est pas avare de slogans péremptoires du genre. Pour en retrouver l’intégralité fertile sortie tout droit du cerveau brumeux de créatifs cocaïnés, il faut visiter www.agritubel.com.
Trêve de plaisanterie facile, la marque peut se permettre d’avancer de tels arguments commerciaux, puisque, doit-on le préciser, tous leurs produits « sont galvanisés à chaud, sur place après fabrication, par immersion dans un bain de Zinc à 450°C ». Preuve de l’excellence de ces produits, le râtelier quadriballe version arceaux et oblique, est quand même livré avec 2 poutres (diam 60 mm épaisseur 3 mm), pour renfort auge et entretoise de renfort avec réception arceau de toit. Le tout, excusez du peu, mais de série !
Alors quand Agritubel se lance dans le cyclisme, il peuvent se permettrent d’affirmer que : « Quand l’équipe Agritubel "lève les bras", c’est le monde agricole qui gagne... ». Certes, les grincheux objecteront que le maillot Agritubel pour la saison 2004 est sans doute le dossard le plus laid qu’un coureur n’ait jamais eu à porter. JPEG - 17.5 ko C’est possible, mais il faut avouer que le choix du maillot zébré est signe d’un panache qui fait fi des conventions les plus ternes. Le roi du tubulaire bovin compte bien dynamiter le peloton. Et pour le dynamiter, la tactique de l’aveuglement par dossard moche est somme toute raisonnée.
Pour conclure, sachez qu’un fan-club de l’équipe Agritubel est en ce moment même en train de se constituer. C’est la conséquence logique de la « ferveur que l’équipe Agritubel engendre » (sic). Les passionnés peuvent donc se rendre à la réunion d’information qui aura lieu à la salle des fêtes de la mairie de Loudan le 21 Juin à de 18H à 20H. En espérant avoir contribué à battre en brèche les idées reçues sur le tubulaire bovin et le sponsoring sportif...


Chaleureusement, le service relations publiques de RAGT semences.


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Brèves

On croit rêver

jeudi 5 juillet 2007

« Le dopage est illégal en Espagne et je ne le conseillerais ni à vous, ni à aucun sportif ». Mais qui a donc bien pu sortir cette phrase à la gloire d’un sport sain et au dessus de tout soupçon ? Christophe Basson ? Jesus Manzano, qui fut l’un des premiers à dénoncer le dopage en mettant du même coup un terme à sa carrière ? Raté, c’est le docteur Eufemiano Fuentes, au cœur de l’affaire de dopage « Puerto ». Comme quoi, le ridicule ne tue pas (encore)…On a bon dos (page) et la caravane (du Tour) passe !

 

Un de nous deux est de trop dans cette ville cowboy...

mercredi 31 mai 2006

C’est une histoire toute bête. Simoni et Basso sont devant pendant une étape du Giro. Ils font la course en tête et s’approchent de l’arrivée. Là, les versions divergent. Simoni raconte sérieusement que Basso lui aurait demandé de l’argent pour le laisser gagner l’étape. Et Basso dit que pas du tout, il lui a juste demandé de faire un petit bout de chemin ensemble. Une chose est sûre, l’un des deux ment. Ce qui nous laisse donc deux possibilités. Soit Basso est un escroc. Soit Simoni joue du pipeau.

 
Sur le Web : Simoni entendu

Abdou Punk-rock

mercredi 17 mai 2006

Abdoujaparov a inspiré un groupe de punk-rock anglais, qui a pris son nom. Une de leur chanson phare s’intitule « The Abdoujaparov Theme ». Ils ont aussi eu le bon goût de produire une compilation brillamment nommée « Djamolidine ».

 
Sur le Web : Abdou / iDou