Rimini

Un jour avec tous les pirates, tu reviendras crier vengeance.
Le bandana sous les étoiles, pour réduire Rimini en cendres.
Selon qu’on l’aime ou le déteste, on le surnommait « le pirate » (rapport au look) ou « l’elefantino » (rapport à ses esgourdes d’une dimension respectable). Marco Pantani, le seul coureur capable de sprinter dans les cols du tour de France ou du Giro. Le cyclisme de la fin des années 1990 est marqué par cet attaquant étonnant et spectaculaire. Il offre alors au tour quelques unes de ces plus belles passes d’armes.
Puis, la fin de la décennie sonne aussi la fin de ses exploits, ses éclatantes performances étant obscurcies par l’ombre du dopage. Il sombre alors dans une période de fragilité, accompagné par la prise de produits classés comme lui, stupéfiants. Une période d’errance personnelle qui le conduira à une OD dans une chambre d’hôtel glauque de la banlieue triste de Rimini.
Didier Wampas, dont on connaît l’affection pour le vélo depuis son génial "Jalabert", rend ici hommage à un héros de son panthéon personnel. Dans ses rêves, Marco Pantani grimpe avec sa facilité habituelle pour aller faire du camping sauvage dans les nuages. Là il croise ses amis pirates avec lesquels il revient anéantir Rimini, théâtre absurde de sa déchéance.
