ARMSTRONG : L’INTERVIEW VERITE

lundi 13 juillet 2009
par sambonvoisin
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Allant de plus en plus loin dans le « parler vrai », Armstrong s’est livré, pour cyclimse.com, à une interview sans concession. Attention, comme dirait Audiard, c’est du brutal.

Cyclimse : Hello, Lance et merci.
Lance Armstrong : C’est vrai.
Cyclimse : Alors, Lance, quelle leçon tirez-vous de ces étapes pyrénéennes ?
Lance Armstrong : Je pense qu’il faudrait surtout demander aux étapes pyrénéennes quelles sont les leçons qu’elles tirent de ma course.
Cyclimse : Mais encore ?
Lance Armstrong : Ok, je vois que nous avons à faire à un journaliste qui croit qu’il va faire son travail… Tu connaîs pas Michel Drucker ou quoi ? On reçoit pas la télé sur ta planète ?
Cyclimse : Quel rapport ?
Lance Armstrong : Ben si tu vois pas le rapport, je crois qu’on peut plus rien pour toi, mon pauvre ami. Bon, je te fais le topo vite fait parce que pour l’instant j’ai rien à raconter de méchant sur Contador : quand tu interviewes Lance, c’est pas le vulgum pecus qui te réponds. Tu tends ton micro au sportif, au héros, à la lutte contre le cancer et aux Etats-Unis d’Amérique. Alors réfléchis bien à tes questions. T’as pas envie qu’on pense que ça te fais marrer, tous ces pauvres enfants qui ont le cancer ?
Cyclimse : …
Lance Armstrong : C’est bien, tu commences à comprendre. Pour ta deuxième leçon tu t’abonneras à mon compte Twitter. En attendant, puisque nous sommes là pour parler vrai, je vais te donner mon analyse (merci de ne pas rajouter « sanguine » quand tu écriras ton papier). Déjà, je dois t’avouer que, autant j’avais beaucoup d’estime pour Alberto durant toute la première semaine, autant là je le trouve un peu suffisant. Partir comme ça, à 4 kilomètres de Andorre-Arcalis, sans me demander la permission, j’ai trouvé ça un peu limite…
Cyclimse : Il ne faisait que réagir aux attaques de Cadel Evans…
Lance Armstrong : Pardon ? Evans ? Une attaque ? Je crois qu’on a pas assisté à la même étape. Le jour où Cadel Evans attaquera vraiment, je t’appellerai. Par contre, pas la peine de me donner ton numéro, je peux déjà te dire que j’en aurais pas besoin.
Cyclimse : C’est sans doute sa tactique de course…
Lance Armstrong : C’est sur que si passer pour un con c’est sa tactique de course, alors là je dis respect. Le gars est ultra-convaincant. Parce que si il croit que c’est en pédalant 5 minutes devant qu’il passe à l’offensive, c’est plus un rôle de composition ! Tu me diras, au moins, il reste dans son trip, il travaille son rôle sur la durée… On ne peux pas lui reprocher de ne pas insister…
Cyclimse : Vous parlez de son échappée dans l’étape Andorre-St-Girons ?
Lance Armstrong : Ben ouais mon con ! il a du se dire que comme il s’était fait ramassé comme une buse en osant émettre l’idée d’attaquer en haut de la côte de la veille, il n’avait qu’à faire la même chose le lendemain, mais 170 km plus tôt ! Un peu comme le gars qui se fait rembarrer en essayant d’emprunter 10 balles, et qui t’en demandes 1000 le lendemain !
Cyclimse : C’est vrai que cette année, pour l’instant, on ne peut pas dire qu’il y a beaucoup de spectacle chez les leaders.
Lance Armstrong : Le problème, c’est pas le spectacle, c’est les leaders. Parce que si Cadel Evans c’est un leader, moi je suis mnémonite. Et pas la peine de me parler des frères Karamazov.
Cyclimse : Vous devez parler des frères Schleck ? Andy et Franck ?
Lance Armstrong : Ouais c’est ça, les Tic et Tac du Tour de France. Eux aussi ils me font bien rire. Je ne sais plus si c’est Andy ou Franck qui a essayé de nous décramponner dans la montée du col d’Agnes, mais c’était assez rigolo. Faut bien reconnaître que les douzes premiers mètres, j’ai vraiment cru qu’il était parti. Et puis non, en fait c’était juste pour faire mine…
Cyclimse : Vous êtes durs avec vos adversaires.
Lance Armstrong : Le jour où j’aurais des adversaires, je les traiterais avec respect. En attendant, je continue à me gondoler.
Cyclimse : C’est vrai que les équipes rivales ne montrent pas vraiment leurs ambitions.
Lance Armstrong : Je ne suis pas d’accord. Le directeur sportif des Silence-Lotto a avoué qu’il aimerait bien finir troisième. Et je pense que ça ne déplairait pas non plus aux Saxobank. Il va y avoir du sport pour rentrer dans les dix premiers.
Cyclimse : C’est bien cela le problème, Astana écrase tout…
Lance Armstrong : T’as compris le truc. C’est Vinokourov qu’a eu l’idée en premier, mais, pas de pot, il n’a même pas pu en profiter. Du coup c’est bibi qui ramasse. Et puis merde, rouler avec une équipe kazakh, c’est pas la classe sérieux ? J’y ai jamais foutu les pieds, à Kazakland, je sais même pas où c’est et je m’en fous ! Par contre faut reconnaître qu’ils s’y connaissent en vélo.
Cyclimse : A propos d’Astana, on a pu dire que Popovych était en quelque sorte votre « équipier fétiche ».
Lance Armstrong : C’est bien plus que cela. Yaroslav, c’est mon homme de main, mon double, la chair de ma chair, le sang de mon sang. En Ukraine, ils l’ont fait jurer fidélité à la vie à la mort sur ma personne. Du coup, il me doit tout. Si j’éternue, c’est Yaroslav qui se mouche. Un geste déplacé à mon égard, et tu tâtes de sa chambre à air. C’est le seul type capable de te récupérer les chicots en or d’un bonhomme en plein dans la descente de l’aubisque. A l’ancienne.
Cyclimse : Mais ce sont des manière mafieuses que vous décrivez !
Lance Armstrong : Tout de suite les grands mots ! On en est pas là quand même. C’est juste qu’il faut pas m’énerver. Par exemple, je trouvais que Tom Boonen et moi ça faisait un peu trop sur le même tour de France. Ben comme tu as pu le constater, Yaroslav s’est occupé de son cas. Tout en doigté. Subtil, nuancé… du grand art.
Cyclimse : Tout de même, l’ambiance dans l’équipe Astana doit être un peu bizarre avec deux leaders ?
Lance Armstrong : L’ambiance n’est pas bizarre. Elle n’est pas spéciale. Elle est inexistante. La dernière fois que quelqu’un a vu de l’ambiance chez Astana, il s’était trompé d’hôtel et s’était rendu à une convention de mambo acrobatique. Non mais tu te crois à Ibiza ? Tu crois qu’on gagne le tour de France avec une bonne ambiance ? C’est quoi ton équipe préférée ? Agritubel ?
Cyclimse : Il n’empêche que les relations doivent être compliquées…
Lance Armstrong : Ce qui est compliqué, c’est de savoir quand Contador va finir par comprendre qu’il est là pour me servir de faire valoir. J’avais bien cru, la première semaine, que c’était OK, mais là je commence à avoir des doutes.
Cyclimse : C’est vrai que vos interviews étaient assez dures à son égard…
Lance Armstrong : Disons que j’ai essayé d’anéantir psychologiquement Contador, ce qui traduit quand même chez moi la volonté d’accréditer la thèse de son existence.
Cyclimse : Vraisemblablement ça n’a pas suffit…
Lance Armstrong : Vraisemblablement non. Vraisemblablement Contador a pris le risque d’attaquer malgré tous mes conseils avisés. Vraisemblablement il ne m’a pas écouté. Vraisemblablement il va mourir….
Cyclimse : Mourir ?
Lance Armstrong : … d’ennui. Mourir d’ennui. C’est très ennuyeux de prendre la tête de la course trop tôt. Et encore, il a eu la bonne idée de laisser le maillot jaune à l’assureur de province…
Cyclimse : l’assureur de province ?
Lance Armstrong : Oui, l’autre là… Nocentini. Il a vraiment une tête d’assureur de province. Il n’y peut rien, et moi nonplus, mais c’est comme ça. Il a la tête de son sponsor.
Cyclimse : Pour en revenir à Contador, comment allez-vous vous départager ?
Lance Armstrong : Yaroslav serait pour jouer ça aux dés. Il me dit que si c’est lui qui lance, je ne peux pas perdre. Mais j’ai envie de laisser faire le sport. Je pense donc que je vais lui mettre sa race au contre-la-montre.
Cyclimse : Vous êtes partis pour jouer le coup à fond ?
Lance Armstrong : Déjà, je continue mes techniques de terrorisme psychique tuyautées par la CIA. Hier j’ai annoncé que ce n’était sûrement pas mon dernier tour de France, histoire de lui faire bouffer son chapeau. Ensuite, tout dépendra du temps qu’il mettra à coopérer. A ma victoire.
Cyclimse : Rien ne pourra vous faire changer d’avis ?
Lance Armstrong : Ecoute, vu que je t’aime bien je vais te faire une confidence. Le Tour de France, je l’ai déjà gagné sept fois. Si je te dis que j’en veux pas d’autre, tu sais que je mens. Mais quand même, parfois je me dis qu’il vaudrait mieux, question image, que je change de créneau. C’est pour ça qu’on est en train de faire des études de marché. Si le profil « vieux sage de bon conseil prêt à transmettre le flambeau » s’avère plus porteur que mon image de « serial winner prêt à tout bouffer », alors il sera toujours temps de redresser un virage marketing. Et dans ce cas là, c’est pas compliqué, je laisse à Contador le Tour de France, et je me réserve la victoire au Ventoux.
Cyclimse : Merci pour cette interview.
Lance Armstrong : Effectivement.


Note de la rédaction : afin d’évacuer toute ambiguité, il va sans dire que l’entretien ci-dessus est fictif. Les propos retranscrits n’engagent aucunement quelque cycliste que ce soit, y compris ceux d’origine texane.


Commentaires

Gravatar de astradeus
mercredi 15 juillet 2009 à 02h22, par  astradeus

meme ,les pires magazines a scandales ne feraient pas plus mauvais article .on devrait vous attaquer pour produire ses insanitées .je vais envoyer votre article en direction de la messagerie d’armstrong pour qu’ il en prenne connaissance.

 
Gravatar de astradeus
mercredi 15 juillet 2009 à 02h16, par  astradeus

j’imagine mal armstrong perdre son temps a repondre a des pseudo journalistes ,d’un site aussi ridicule que le votre !!!tellelement ridicule ,qu’il vous faut inventer de la fausses informations pour attirer l’attention.lametable !!

 
Gravatar de astradeus
mercredi 15 juillet 2009 à 02h11, par  astradeus

lamentable ,faire de fausses interviews,pour vous faire du bien sur un individu c’est vraiment petit .petit comme votre site de merde . !!!

 

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