L’échappée est condamnée

vendredi 19 mai 2006
par Matindu
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Un grand classique encore une fois, mais s’est-on jamais interrogé sur le sens de cette expression ? Condamnée ? Mais qu’a-t-elle fait de mal ? Et condamnée par qui, et à quoi ? On imagine aisément le dialogue qui s’instaure entre « 2 compagnons d’échappée de l’étape Annecy-Genève », l’un scrupuleux, l’autre plus frondeur :

“Non les gars, moi j’y vais pas, c’est trop risqué. Et puis ma mère elle voudrait pas.”
Et l’autre de répondre :
“Allez, c’est bon, y a pas de risque, d’ici à ce qu’y se rendent compte qu’on est échappé, on aura déjà passé le passage ravito, et avec un peu de chances on sera déjà en Suisse, y pourront plus rien faire !”

Donc apparemment, s’échapper c’est mal, puisqu’on encourt une condamnation. D’ailleurs, les commentaires de Jean-René G. (On taira son nom pour garder l’anonymat), depuis sa moto, tient de la véritable chronique judiciaire quand il parle de l’échappée, voire du PV de police : « Alors que la poursuite s’organise pour reprendre les fuyards ». Donc le peloton verrait d’un mauvais œil toute velléité d’indépendance d’une de ses ouailles. Mais remarquez que pour celui qui a réussi à s’échapper, la situation n’en est pas pour autant meilleure, car il est alors « condamné à s’entendre » (expression qui fera également l’objet d’une étude détaillée) avec les autres cyclistes. Dure situation donc pour ces gaillards. Mais pas trop d’inquiétude, car avec ce genre de condamnation, la récidive est possible, pire même, elle est encouragée ! Bref, ils l’ont échappé belle.


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